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Conseil des sinistres, la nov'langue rosâtre

ou la digitale

à

l'oeuvre

Il s'attaque au déficit dit-il. Non, il agresse le cœur de la protection sociale. Les milliards donnés au MEDEF sont directement prélevés sur la part socialisée de nos salaires.
Toute autre explication relève du mensonge et toute organisation syndicale qui acceptera de "négocier" sur ce terrain-là se rendra complice de la spoliation.
La Sécurité sociale, les retraites seront les premières victimes de ce plan de 21 milliards d'euros non pas d'économie mais de transfert des revenus du travail vers le capital. Des "économies" réalisées sur l'ensemble de la protection sociale et donc prioritairement contre ceux qui sont le plus vulnérable.

Dans son discours du 16 avril, Valls a dans un premier temps indiqué que le gel de l'indice des salaires des fonctionnaires, bloqué depuis 2010, serait prolongé.

A peine les micro fermé, des sources gouvernementales citées par les agences de presse indiquaient que ce gel est prévu pour durer jusqu'à 2017.

Les mêmes précisant que l'engagement de Blumollet de "stabiliser les effectifs dans la fonction publique d'Etat" sur l'ensemble du mandat était confirmé.

Le mister Maggie de Matignon a annoncé la poursuite de la baisse des effectifs de la fonction publique de la plupart des ministères (sauf dans l'éducation nationale, la police et la justice), mais sans dire si le nombre de non remplacements de départs à la retraite dans les autres secteurs de l'Etat serait augmenté.

Conseil des sinistres, la nov'langue rosâtre

Soyons aussi clair que posé. Il s'agit d'une déclaration de guerre comme même Sarkozy ne l'avait pas osé.


Valls, c'est Thatcher déguisé en Blair.


Parions que la prochaine phase, au nom de l'égalité sociale, sera de s'en prendre aux différents statuts de façon tronçonné pour permettre à ce que les signataires de l'ANI (souhaitons qu'ils soient les seuls) n'engagent pas d'action rassemblées et mobilisatrices.


La CGT avait déclaré à juste titre le 8 avril que le patronat avait été entendu et servi.


Avec les annonces à la sortie du Conseil des ministres, pour le service, Gattaz s'est trouvé un larbin.


L'argument de dire que 57% de la richesse va à la dépense publique ne tient pas. Sauf à remarquer que les 95% des actifs qui créent cette richesse n'en récupèrent socialement que la moitié alors que la part des salaires dans la richesse créée ne fait que s'effondrer depuis le milieu des années Mitterrand. 

 

De plus dans cette richesse publique le pouvoir et bien sur le patronat ne comptabilise pas les cadeaux fiscaux exonération compensée par le budget de l'état qui s'ajoute au magot que le capital draine dans ses coffres sans parler des dépenses militaires qui servent à financer des aventures militaires au service direct des grands groupes. 

 

C'est la démonstration que le parasitisme financier, c'est le capital et son accumulation, organisation que le parti socialiste et ses hommes de mains se chargent de conforter.


Dans la liste de ceux à qui il va falloir demander des comptes, et sans complaisance, pour ceux qui avaient encore des doutes, ce 16 avril marque définitivement la date de l'inscription du Parti socialiste dans les ennemis frontaux du monde du travail.

 

C'est ce gouvernement qui fait le lit du f-haine. Il faut le dire et redire.

 

Ceux qui ont voté la confiance à ce gouvernement, tous, ceux qui se sont abstenus, tous sont comptables devant le pays des conséquences dramatiques que ce cap affirmé porte de danger dans la vie quotidienne et dans les conséquences redoutables à terme pour la démocratie.

 

 

 

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D
toujours de bels articles c est bien de partager encore faut il pourvoir le faire sur FB ;) <br /> bien à vous